"Le Monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page." Saint Augustin.

vendredi 2 janvier 2009

Feliz ano nuevo y viva Chile!!!


Comme l'exige la date du jour, bonne annee a tous et merci pour votre fidelite. Elle est notre plus belle recompense.


Nous avons donc quitte Santiago hier direction Valparaiso, "the place to be" pour le Nouvel An aux dires de nos contacts dans la zone.

Premier probleme: notre bus a disparu. Celui d'avant est la, celui d'apres aussi. Ou est le notre? Rien de grave sauf qu'un bus fantome dans une langue etrangere prend des proportions toujours inquietantes dans une gare routiere, pas caracterisee par son sens de l'organisation.
Ni par l'efficacite de son personnel qui ferait passer la SNCF pour une structure hyper-competente.

Le bus surgit de nulle part et on arrive a bon port (expression moins galvaudee qui n'y parait car Valparaiso est un port) en short et en T-shirt, persuades de ne pas avoir besoin de plus. Sauf que le soleil est absent, que ca meule et qu'on a une quinzaine d'heures a passer ici, soit une ville appartenant au Patrimoine de l'humanite, terre de naissance de Pinochet, Pablo Neruda et Salvador Allende.

Patrimoine de l'humanite peut-etre mais si c'est pour ne pas abriter de McDonald's, quel interet?





Bref, on visite la ville, ses maisons colorees a flanc de collines et ses funiculaires. Plutot charmant malgre nos grelottements. Apres 189 kilometres de marche, on se decide a appeler Matias, ami chilien rencontre en Thailande. Il nous a promis un reveillon ultime. Il m'en a meme fait rever ce con de son reveillon.
Le cauchemar, c'est qu'on n'a jamais reussi a le joindre. Aucun souci pour le contacter a Santiago et la, a chaque fois, un inconnu total au bout du fil. Au premier appel, on etait serein. C'est au quinzieme qu'on s'est inquiete, au vingtieme qu'on a transpire et au trentieme qu'on a renonce.

On s'est donc offert un petit sandwich local - appele Churrasco - entre potes en guise de diner du 31.

Pour lutter contre le froid, on a eu le droit au plus beau feu d'artifice que j'ai jamais vu. Un truc de fou d'une demi-heure sur la grande place de la ville aux sons de "Chi-Chi-Le-Le, Viva Chile", hymne parfaitement assimile par Julien.


Pour info, ce feu d'artifice serait le plus large du monde. Il se poursuit jusqu'a Vina Del Mar, la station balneaire voisine. Et franchement, ca valait le coup d'attendre.





On se decide a rentrer plus tot en voulant changer notre horaire de bus initialement prevu a 7 heures du mat'. Mais il est 1h30 et tout est ferme. Resultat, on patiente assis sur un trottoir, la tete dans les genoux, devant une vitrine. Un homme tout petit et tres saoul vient nous taper la discute. Il nous explique qu'un coeur enorme bat derriere sa carapace...Nous, non et on n'en a rien a cirer.
C'en est trop. On renonce d'un coup a tous nos principes radins et on craque. Bam! Paye ton bus special a 10000 dollars...Bus qui nous depose une heure et demie plus tard a l'autre bout de Santiago.

Il a quasiment fallu que l'on agresse un taxi pour qu'il accepte de nous prendre. 30 minutes a supplier avec les tetons durcis par une temperature scandaleuse pour cet hemisphere et le cerveau ramolli par la fatigue, ca rend violent.
Stop a la gare routiere dans l'espoir de recuperer nos sacs laisses en consigne la veille et en sortir un petit pull. Gare fermee. Sa mere.
On lutte pour trouver un nouveau taxi et rejoindre l'auberge reservee seulement pour la nuit d'apres. Auberge complete. Dur.

On se retrouve donc a mendier un canape a l'accueil pour attendre le check-in du jour suivant. Check-in qui prend environ 100 ans. La faute a la receptionniste, completement "borracha" de la veille. Elle me demande mon prenom 7 fois (j'ai compte), nous repete qu'elle n'est pas censee travailler aujourd'hui et s'endort sur son ordinateur. Facon australopitheque.

A midi, on entre enfin dans notre dortoir.
Grosses couettes et donc gros repos.

Pour nous consoler, au reveil, on file au McDo de la Place des Armes. A savoir le moins bien manage de la planete (et des McDo, j'en ai vus pas mal) avec un staff de 10 personnes mais seulement 2,5 qui travaillent.

Il etait ecrit que le 1er jour de 2009 nous gonflerait severe.

Meilleurs voeux!



4 commentaires:

Aurélien a dit…

Alors la, les mecs, respect! Je pensais avoir passé le réveillon le plus pourri, tout seul (mais bien entouré) a BKK, mais vous avez la palme du pire réveillon du monde 2008!

Perso je prends ca positivement, l'année 2008 a été trop belle, il fallait bien que la derniere nuit compense l'entropie qu'on a créé un peu partout!

Bonne continuation les cocos!

Aurélien
de Krabi sous la pluie

gerard a dit…

C'est ballot !
Mam et Pap

Anonyme a dit…

beh bonne année hein ;-)

c'était un peu la galère pour vous en effet...
bonne continuation quand même! Et bon courage.

Didier.

Anonyme a dit…

Bonne année 2009, et surtout une bonne santé ! Continuez à nous faire rêver à nous dépayser à travers ce blog !
Mx de Fam !