"Le Monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page." Saint Augustin.

mercredi 4 mars 2009

Nous avons teste pour vous....

String, ballon rond, samba, caipirinha et favela. Le Bresil en 5 cliches.


- Les Bresilien(ne)s


Le soleil, les appareils dentaires et la chirurgie esthetique n'expliquent pas tout. Ici, les filles respirent lae charme et la beaute. Parce que la superficialite a aussi ses qualites. Affronter la realite par exemple. Et ne pas se refugier derriere l'excuse si pratique des femmes francaises: la beaute interieure. Revers de la medaille: les mecs, c'est pas des etres humains mais des gravures de mode. Bronzes, muscles et tout le reste...
De quoi me filer des complexes si je ne savais pas que c'est l'interieur qui compte.


- Le football


Ca, ca se passe la: http://www.lequipe.fr/Football/breves2009/20090302_195151_la-folie-du-grenal.html


- La fiesta


Il est grand temps de l'annoncer: je suis un excellent danseur. Quand 5 personnes differentes (je soupconne l'une d'entre elles d'avoir eu un interet pecunier a mon egard mais ca compte quand meme) sur 5 continents differents s'accordent sur la meme chose, on touche du doigt la verite. Quoiqu'il en soit, je suis globalement decu par l'Amerique du sud en general et le Bresil en particulier. Grosse reputation mais au final, ca manque de fantaisie sur les dance-floors. Alors d'accord, Porto Alegre n'est pas Rio mais autant le dire, la samba-rock pese peu face au move du shopping.
En France, on n'a pas de hanches mais des idees.


- La bouffe

Quand le Diable a riposte a Dieu (la Lumiere, le Monde en une semaine et tout, et tout...), il a invente le dulce de leche. Le mal absolu. Comme du nutella mais au caramel. Et a Porto Alegre, le dulce de leche se faufile a l'interieur d'un churros. On n'a pas le droit de faire des choses pareilles. Il me faudra 2000 footings pour eliminer cette succulente saloperie.

Juste apres, Carolina, ma guide bresilienne rencontree a Santiago, m'a fait gouter le celebre mate. Je sais, je sais, le mate, ca sonne argentin mais l'etat du Rio Grande del Sur se trouve a la frontiere d'ou l'influence gaucho. En fait, le mate n'est pas qu'une boisson tres proche du the, il cree aussi du lien social. En gros, ca se boit jusqu'a ce qu'il n'y ait plus d'eau dans la tasse (au format particulier) et on passe au voisin qui se remet un peu d'eau chaude. Sympa.
















L'autre plat typiquement du coin, s'appelle le Feijao com arroz, soit ca:


Gentiment prepare par la maman de Carolina, c'est tres simple et tres bon. De la viande, du riz et des haricots noirs au gout de lentilles. J'ai eu le droit a la version sans porc, accompagnee par un excellent jus de maracuja, un fruit local.


Bruno ( le frere de Carolina) et Julia (l'amie de Carolina, elle aussi rencontree a Santiago) dans un resto celebre de Porto Alegre, le MacDoao

En Argentine, on dit asado, ici, on dit churrasco et chez nous, on dit barbecue. Pas besoin de vous abreuver de precisions donc. Le seul truc embarrassant, c'est ces gamins de la rue qui vous regardent manger a la fenetre. Comme dit Dexter de la serie televisee Dexter, la, si j'avais eu des sentiments, j'aurais eu honte.


- La misere

Ce qui m'amene a la partie la moins "plaisirche" du Bresil: les pauvres. Comme partout, ils sont nombreux. Et comme souvent, ils sont noirs. Cf le sketch de Coluche sur les moins egaux que les autres. Pas une surprise, on est en Amerique du sud. Le fait que la region -l'une des plus riches du Bresil - ait accueilli une immigration essentiellement espagnole et allemande a l'inverse du nord du pays, gave d'esclaves, y est sans doute pour quelque chose. Mais meme a Bogota, je n'avais pas vu ca. En gros, pas une rue sans SDF, pas un feu sans un mendiant. Le noir sur la chaussee, le blanc dans la voiture. Mes fesses donc, la societe metissee auriverde. Et je noircis (ah ah) a peine le tableau.

Parait qu'a Rio, les mecs qui surveillent votre voiture dans la rue (sans que vous n'ayez rien demande) vous font payer avant et en fonction de la marque du vehicule. Et si vous ne vous acquittez pas de la "taxe" (pouvant s'elever a 50 reals, soit pres de 20 euros), une grosse rayure est a prevoir. Ceci dit, moi aussi, je braquerais du bourgeois a tout va dans ces conditions.
A ce propos, je peux affirmer, apres 6 mois de voyage, que nous ne mesurons, ni ne meritons la chance de vivre dans le beau pays qui est le notre. Car marcher sans se retourner apres 22 heures constitue a mes yeux un luxe sans commune mesure avec du soleil toute l'annee.



Pour finir, quelques cartes postales de Porto Alegre:





5 commentaires:

Anonyme a dit…

Je t'ai élevé ainsi, non je ne crois pas!!!!! Mais, je sais que tu plaisantes.......
Merci de nous rappeler que nous n'avons effectivement aucune raison de nous plaindre de notre pays.
Ce n'est rien de le dire, mais c'est toujours mieux en le disant.
Bisous affectueux
MAM77

lilou a dit…

Quelle ravissante petite bourgade Porto Alegre, ça donne envie de traverser l Atlantique !!!
Est ce que le move du Shopping surpasse le special K, c est la question du jour...

Julien a dit…

Le move du shopping a créé des émeutes dans toutes les boites du monde, jeune fille.

GAB a dit…

Moi j'ai défaillir de rigolade quand Loic me l'a fait ...messieurs.

lilou a dit…

Il va falloir organiser un contest "special K ", "move du shopping"...Le public sera seul juge !!!